L’Australie est la nouvelle tendance

Australian Fashion Chamber march 2016, models

A mes yeux, il y a encore beaucoup de pays dont on ignore les ressources – en termes de mode en tout cas. 
Des marques Australiennes, j’en connais quelques unes, que je suis depuis plusieurs années tant le style semble se rapprocher de l’idée même que je me fais de la mode. 
Je pourrais vous en citer plusieurs comme Cameo, Finders Keepers ou encore Keepsake.
A la vue des prix, certaines d’entre vous me diront que ce n’est pas donné, mais remettons les choses dans leur contexte.

Qu’est ce qui justifie aujourd’hui que vous puissiez débourser 365€ (j’arrondis) pour un manteau de chez Sandro ou Maje, si ce n’est le fait que la marque soit connue ? 
Je ne crache pas sur ces marques, j’en suis moi-même cliente, et j’adore particulièrement l’ADN de Sandro qui sait réinventer les codes boyish et féminins des tendances qui se renouvellent. 
Pourtant, ce qui m’a le plus chagriné, c’est de me trouver à une soirée avec une copine qui portait la même robe que moi… une Sandro tiens donc ! 

Oui parce qu’il faut se le dire, lorsque vous cherchez une robe pour une cérémonie, une soirée entre autres, ne vous attendez pas, en l’achetant chez ces marques, à être la seule à l’avoir sur le dos. C’est assez radical.

Ce que j’aime chez les créateurs Australiens, c’est cette capacité à réinventer la féminité avec des matières que l’on connaît bien, ou un peu moins parfois. Il y a la guipure, rigide, la dentelle fine et délicate, le taffetas, les flanelles… Toutes ces matières vraiment nobles, que l’on porte sans jamais s’en lasser. 

 

Le 5 mars dernier, j’ai eu la chance d’être invitée par l’Australian Fashion Chamber – un collectif visant à promouvoir les nouveaux designers Australiens à l’ensemble du monde – à participer à la soirée de lancement de leur showroom Parisien. J’ai eu cette invitation grâce au Fashion Post, pour lequel j’écris des articles ponctuels, et qu’a crée mon ami William.

 

showroom AFC march 2016Austrailan Fashion Chamber

A cet événement, j’ai rencontré des créateurs talentueux, des collections fantastiques, à tel point que j’aurais pu verser une larme. C’est bête de dire ça pour des vêtements, mais pour moi c’est bien plus que ça. Cette soirée a été pour moi une révélation : la mode telle qu’elle s’évoque en Australie, est toute la vision que j’en ai depuis toujours. 
Les coupes sont parfaites, tout est juste. Aucun détail n’est laissé au hasard, aucune découpe n’est étrange, tout est désirable. 

Je me suis retrouvée là avec des gens d’une élégance folle, des personnalités, des it-girls que j’admire depuis des années, des journalistes du Harper’s Bazaar, de Fashion mag aussi…

Je dois avouer que je n’étais pas hyper à l’aise à la vue de mon jean skinny et de mon manteau oversize. Pourtant, je me suis sentie à ma place, puisque cette créativité est celle dont je pourrais faire preuve si je créais demain ma ligne de vêtements.

Christina Centenera & les designers de Romance was Born

Christina Centenera, rédactrice mode Vogue Australia, accompagné des créateurs de Romance was born

Rebecca Vallance, designer

Rebecca Vallance – designer Australienne

En somme, j’ai été touchée par ces designers, et si je peux vous conseiller une chose, à vous, qui en avez marre de tourner autour de ces quelques marques qui ont pris le monopole de nos habitudes vestimentaires, jetez un oeil à ces designers. Si le budget vous le permet, offrez vous quelques pièces, tentez de commander, et soyez surpris par la qualité qu’elles vous offrent. 

Trêve de bavardage, je suppose que tout ce que vous voulez voir maintenant, c’est quelques exemples de cette beauté Australienne. Je vous laisse juger par vous-même.

Bianca Spender AFP showroom

Bianca Spender, créatrice Australienne

Australian Fashion Chamber model

Les talents soutenues par L’Australian Fashion Chamber : Tome, Ginger & Smart, Rebecca Vallance, Christopher Esber, Bianca Spender, Strateas Carlucci, Romance was Born

Credit photo : www.flaunter.com

 

1 Comment

  1. 8 mars 2016 / 23 h 06 min

    Bonjour,

    Ca devait être un bel événement.
    J’aime beaucoup la robe rayée avec le gros laçage dans le dos.

    J’ai déjà eu la larme à l’œil également, ça peut sembler « gnangnan » , mais je te comprends!
    Je me souviens notamment d’un reportage présentant la fabrication artisanale d’un kimono : le tissage de la soie, la teinture du tissu, les techniques pour créer des motifs , l’assemblage du vêtement, le côté cérémonial, …Ce savoir-faire traditionnel donne naissance à une pièce d’une beauté exceptionnelle et je trouve cela touchant.
    Les heures qui précédent un défilé sont aussi fortes en émotions : les dernières retouches, la coiffure, le make-up, la mise en scène… Il y a la fatigue, la pression, mais c’est le moment de présenter l’aboutissement du travail accompli et de savourer l’instant.

    Bise

    Alexandrine

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